

« Rien ne m’obsède que la vie. »
René Char

Je flânais dans ces
rues d’amour et de bohème
Croisant sur mon chemin des amoureux paisibles,
Ou des passants empressés, aux visages blêmes.
Le moindre détail était à mes yeux une cible.
J’arrivai enfin au quai
de Montbello,
Sur lequel régnait un air tiède de printemps.
Le soleil éclatant miroitait sur l’eau,
Faisait reluire les visages des passants.
J’aperçus alors un
spectacle fabuleux :
Une créature angélique dansottait,
Agitant et faisant onduler ses cheveux,
Belle gitane gracieuse comme une fée.
Sa robe tachetée et
fanée voletait
Autour de ses jambes agiles de danseuse.
Et ses pieds étaient nus, à même le pavé.
Nymphe consciente de son rôle de charmeuse.
Derrière, un
accordéoniste jovial,
Un guitariste frénétique et déchaîné,
Et enfin un violoniste cordial,
Sur un fond imposant de cathédrale concertaient.
C.A. (2nde)