Quelles études faut-il faire ? 

 Il faut en faire un petit peu quand même. Une fois que vous avez votre baccalauréat, vous avez plusieurs possibilités. Vous pouvez après des études de droit ou de science politique passer le concours de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), dont les élèves peuvent choisir à la fin de leur scolarité d’entrer au Ministère. Vous pouvez aussi passer un concours spécifique au Ministère, avec des épreuves de droit, d’économie, de relations internationales et de langues étrangères. Il y a quelques exceptions, le Président de la République peut nommer des Ambassadeurs qui ne sont pas issus du Ministère des Affaires étrangères mais qui ont rendu des services importants à notre pays. 

Combien de langues savez vous parler ? 

Aucune bien. Mal le russe, le roumain, l’anglais, l’espagnol et un peu d’hongrois. 

Quel autre métier auriez vous aimé faire ?

 J’ai beaucoup aimé enseigner. Et je crois que j’aurais continué dans cette voie, notamment pour enseigner l’histoire. Sinon, j’aurais bien aimé travailler dans l’aide humanitaire, pour une Organisation non gouvernementale. 

Auriez vous aimé devenir Président de la République ?

 Surtout pas. C’est un métier très difficile. Où vous avez des immenses responsabilités. Si on est un homme politique, c’est sûrement ce qu’on doit rêver d’être mais à titre personnel, non.

 Dans quels autres pays auriez vous aimé être Ambassadeur ?

J’ai déjà été Ambassadeur au Guatemala, en Amérique centrale et en Hongrie. J’ai été en poste aux Etats-Unis, en Russie, en Autriche et en Suède. J’aurais beaucoup aimé être Ambassadeur en Espagne ou peut être aussi en Algérie car j’y suis né.

 

 

   

Zone de Texte:  
 
 
Numéro 1
Juin  2007

Zone de Texte:  
Le journal du collège et du lycée Charles de Gaulle d’Ankara
     

D’où vient votre vocation ?

 Il y a un livre que j’ai beaucoup aimé, d’un écrivain américain qui s’appelle William Faulkner. Le héros de ce roman se lève un matin, dans une Amérique marquée par la dépression et le chômage et voit une affiche qui l’invite à s’engager dans l’Armée et qui dit « Elle vous ouvrira les portes de la gloire ». Alors pour moi, ce n’est pas ça.  C’est un autre livre, de Malaparte qui m’a conduit à apprendre le roumain ; et de là, j’ai appris le russe. Et ces deux langues m’ont permis d’entrer au Ministère des Affaires étrangères. 

Pourquoi avez vous choisi la Turquie ? 

 J’avais très envie d’aller en Turquie, car quand j’étais directeur pour toute l’Europe au Ministère, j’étais venu ici pour des consultations et pour fêter le 75e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Turquie républicaine. Je connaissais Istanbul et Ankara. Je connaissais les Turcs et j’avais donc très envie d’y servir. 

Quel est votre rôle ici ? 

 L’Ambassadeur doit faire en sorte de synthétiser toutes les informations et de déterminer une position. Mais il n’est rien sans ses collaborateurs. Il faut donc bien choisir ses collaborateurs et créer une bonne atmosphère de travail.

Qu’est ce qui est le plus difficile ?

 Tout remonte à vous. Les petites et les grandes choses. Et puis, et je crois que c’est valable pour toutes les responsabilités, plus vous montez dans la hiérarchie, plus vous êtes seul. Et c’est à vous qu’il appartient de trancher, de prendre la décision. /.