Zone de Texte:  
 
 
Numéro 1
Juin  2007

     

Voici celles que l’on nous a interprétées : 

« Le Lièvre et la Tortue »
« La Cigale et la Fourmi »
« Le Corbeau et le Renard »
« Le Loup et l’Agneau »
« Le Héron » ou « La Fille »
« Le Lion et le Moucheron »
« La Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le Bœuf »
« Le Chêne et le Roseau »

 

Avis sur le spectacle, techniques employées par la troupe

 

Tout au long du spectacle, une voix « off » parlait. Ils ont choisi des personnages caricaturaux pour représenter les animaux des fables comme le mandarin chinois pour la Fourmi, la chanteuse de variétés portant un boa autour du cou pour la Cigale, ou bien encore le cow-boy jouant avec ses revolvers pour le Loup. On remarque aussi que La Fontaine utilisait des animaux pour parler des humains et que les comédiens ont utilisé des personnages humains pour représenter des animaux. De plus, la transposition (passage du classique au moderne), les anachronismes (erreurs ici volontairement commises au regard de la vraisemblance historique), les changements à vue (modification des éléments du décor opérée devant les spectateurs) ont très bien été réalisés. Les auteurs se sont changés très rapidement. Il n’y eu pas de rupture dans le déroulement du spectacle (pas de « casse »). De plus, ils se sont inspirés de la Commedia Dell’ Arte (style de comédie italienne) pour représenter le Lièvre. Beaucoup d’enfants ont aimé le spectacle mais malgré tout, de nombreux collégiens ont trouvé cela trop « enfantin » : ils n’appréciaient pas le comique de la troupe et trouvaient  que c’était un théâtre plutôt tourné vers « le jeune public ».

Sortir 

Théâtre : Spectacle de Jean De La Fontaine

le jeudi 22 mars 2007 Tevfik Fikret 

Le voyage, le début du spectacle 

Après un trajet d’environ 25 minutes, nous (les collégiens du Lycée Charles de Gaulle) arrivons devant le Lycée de Tevfik Fikret à Ankara. Une classe turque s’y trouve déjà. Puis à notre grande surprise, des élèves de l’école primaire viennent nous rejoindre. Enfin après une longue attente dehors, nous entrons finalement dans la salle de spectacle préfabriquée. Les professeurs nous désignent nos places, et nous nous asseyons. En attendant le spectacle, des sons à la fois agréables et variés accompagne nos bavardages : vaches, cigales, vent, oiseaux, écoulement d’un ruisseau, insectes, aboiements de chiens... 

Le spectacle 

Tout à coup, une sonnerie d’école retentit, nous faisant sursauter. La voix d’un maître d’école (ou d’une maîtresse, les avis sont partagés...) emplit la salle. On identifie vite la situation : il y a un professeur et nous sommes ses élèves ; nous sommes en retenue et le maître va interroger l’un d’entre nous pour réciter une fable de La Fontaine. Heureusement pour nous, il interroge des comédiens, habillés en cancres. Ne connaissant pas leurs fables, ils demandent de l’aide au public. Mais le professeur n’est pas d’humeur, les punit et les envoie sous le bureau. Et un phénomène se produit... Le temps recule jusqu’au XVIIème siècle, au moment où Jean de La Fontaine commence à écrire ses fables. Les deux cancres deviennent alors deux comédiens qui vont jouer les principales fables de ce célèbre fabuliste.